Avis relatif au coronavirus (Covid-19). En raison de la situation actuelle liée au coronavirus et malgré les indications apparentes, certaines entreprises et attractions n'ont pas encore repris leur activité. Nous vous invitons par conséquent à consulter nos dernières recommandations en matière de déplacements et de réservations.

Le Blog

Le meilleur de l’architecture écossaise : l’Aberdeenshire

Saviez-vous qu’Aberdeen abrite la troisième plus ancienne université d’Écosse, et que l’Aberdeenshire constituait autrefois le cœur du royaume des Pictes ?

Organisez une sortie mémorable qui vous plongera au cœur de l’histoire fascinante d’Aberdeen et de sa région au travers d’anciens monuments et de bâtiments classés. Ces merveilles architecturales sont des témoins vivants de l’évolution de l’Écosse au fil des siècles.

Le cercle de pierres d’Easter Aquhorthies à Inverurie

Période : Âge de pierre

Les cercles de pierre (aussi appelés « cromlechs ») que l’on retrouve aux quatre coins de l’Écosse furent érigés à l’Âge de la pierre, il y a près de 5000 ans, et avaient une fonction manifestement sacrée. Cela dit, les usages précis de ces constructions énigmatiques demeurent un mystère, nous laissant imaginer, pleins d’émerveillement, les rites qui y étaient pratiqués il y a plusieurs milliers d’années.

Près d’un dixième des cromlechs recensés en Grande-Bretagne se trouvent dans l’Aberdeenshire. Cette région abrite par ailleurs un spécimen unique : le Recumbent Stone Circle, à savoir un cercle de pierres comportant une pierre « couchée » (recumbent).

Le cercle de pierres d’Easter Aquhorthies se situe en pleine nature, non loin de la petite ville d’Inverurie. C’est l’un des spécimens de Recumbent Stone Circle les mieux préservés, et chacune des pierres qui le composent est intacte. Il est constitué de 9 pierres accompagnées d’un large monolithe étendu entre deux d’entre elles.

Le toponyme Aquhorthies provient du gaélique écossais et signifie « le champ des prières », ce qui en fait l’endroit idéal pour être introduit aux plus anciennes traces de notre Histoire. Par ailleurs, ce lieu unique respire le calme et la sérénité, ce qui rend l’expérience d’autant plus exceptionnelle.

Pour plus d’informations sur les cercles de pierres, consultez l’itinéraire des cromlechs élaboré par nos amis de VisitAberdeenshire.

La pierre picte de Kinord Cross à Kinord

Époque : Âge du fer et haut Moyen-Âge

Les pierres pictes se distinguent des « pierres levées » (plus connues en français sous le nom de « menhirs ») par leurs motifs gravés par les peuples celtes du royaume picte, qui vivaient dans le nord et l’est de l’Écosse entre l’Âge du fer (750 avant J.-C.) jusqu’au début du Moyen-Âge (843 après J.-C.).

Près de 20 % des pierres pictes recensées en Écosse se trouvent dans l’Aberdeenshire, bastion historique des Pictes.

La pierre picte de Kinord Cross se trouve dans la magnifique réserve naturelle nationale du Muir of Dinnet, à l’extrémité orientale du parc national des Cairngorms. Elle représente une croix décorée qui occupe la quasi-totalité de la surface de la pierre. Il s’agit en réalité d’un monument picte chrétien et remonte à la fin du règne picte, à une époque où leur culture originelle laissait progressivement place aux influences chrétiennes. C’est également à cette époque que les Pictes et les Gaëls unirent leurs forces pour repousser les envahisseurs vikings, ce qui donnera naissance au royaume d’Alba !

Si vous souhaitez découvrir davantage de monuments historiques de ce genre, jetez un œil à l’itinéraire des pierres pictes de VisitAberdeenshire. Vous pouvez également gravir les monts Bennachie près d’Inverurie, au sommet desquels vous pourrez admirer les ruines d’un fort picte.

Le château de Findlater à Portsoy

Époque : du Moyen-Âge à la dynastie Stuart

Les ruines du château de Findlater sont une perle rare qui ne manquera pas de stimuler votre imagination. Perché au sommet d’une falaise surplombant la mer, à la manière d’une réplique miniature du château de Dunnottar, ce site calme et isolé se trouve entre Cullen et Portsoy, deux villages de pêcheurs situés sur la côte nord de l’Aberdeenshire. Bien que le château ait été envahi par les forces de Haakon IV de Norvège, son nom témoigne de son passé celtique : il provient des termes gaéliques fionn et leitir, signifiant respectivement « blanc » et « falaise ».

Bien que les restes visibles de l’édifice remontent aux alentours de 1450, c’est-à-dire pendant le règne de la dynastie Stuart (1371 – 1714), il a été prouvé qu’un autre château avait été édifié au même emplacement vers 1246. Le château d’origine servait d’ouvrage défensif contre les raids vikings, bien que la reine d’Écosse Marie Stuart le prit également d’assaut lorsque la famille Gordon se rebella.

Plusieurs panneaux marrons vous indiqueront le chemin vers le site depuis l’A98. Un parking se trouve à proximité de la ferme de Barnyards of Findlater, depuis lequel une balade de 800 mètres le long d’un sentier herbeux vous emmènera au bord des falaises.

Vous pouvez également profiter des ruines du château de Slains, près du village de Cruden Bay, ou du château de Dunnottar près de Stonehaven.

La cathédrale Saint-Machar d’Aberdeen

Époque : Moyen-Âge, guerres d’indépendance et dynastie Stuart

La cathédrale Saint-Machar se situe au nord du King’s College, bâtiment emblématique de l’université d’Aberdeen, qui se trouve au cœur de la vieille ville (Old Aberdeen). Saviez-vous que ses origines remontent à un ancien site sacré picte, à l’époque où le christianisme bouleversa les rites ancestraux des peuples de culture celtique.

Saint Machar était un évêque originaire d’Irlande, et on pense qu’il était issu d’une famille noble. En compagnie de celui qui devint Saint Colomba, il se rendit sur l’île écossaise d’Iona (où Saint Colomba établit la célèbre abbaye), prêcha sur l’île voisine de Mull, pour ensuite dédier sa vie au soutien des Pictes dans la région d’Aberdeen.

Cette cathédrale de style normand fut érigée en 1165. Cela dit, l’édifice fut endommagé et agrandi au fil des siècles, en particulier pendant les guerres d’indépendance de l’Écosse. Paradoxalement, cette période troublée de l’histoire nationale perturba son expansion, et entraîna même la démolition quasi intégrale de l’édifice d’origine. La cathédrale fut rebâtie à la fin du XIVe siècle, et plusieurs ajouts y furent annexés aux XVe et XVIe siècles, notamment le plafond orné de blasons et les flèches.

Selon la légende, l’un des bras de William Wallace, qui fut envoyé à Aberdeen après avoir été pendu, traîné et écartelé par les Anglais en 1305, fut dérobé et enterré dans la cathédrale dans le plus grand secret.

L’édifice dégage une atmosphère chargée d’histoire. Admirez l’architecture de la cathédrale, notamment son plafond en bois orné de blasons, ses grands vitraux, ses sculptures de pierre grandioses, ses flèches et ses deux tours. D’ailleurs, l’entrée est gratuite !

Le King’s College d’Aberdeen

Époque : dynastie Stuart

Le King’s College est le bâtiment originel de l’université d’Aberdeen. Il fut fondé en vertu d’une bulle papale émise par le pape Alexandre VI en 1495, lorsque l’Écosse était encore une nation catholique sous le règne de la dynastique Stuart. L’université d’Aberdeen est la troisième plus ancienne université d’Écosse (derrière les universités de St Andrews et de Glasgow) et la cinquième plus ancienne du Royaume-Uni.

Construite à base de granit gris résistant, à l’instar de nombreux autres bâtiments de la ville, la structure en couronne qui surmonte sa chapelle est considérée comme un symbole de soutien à l’autorité impériale de la couronne d’Écosse.

Aujourd’hui, ce bâtiment fait partie intégrante du campus de la vieille ville d’Aberdeen et demeure le cœur symbolique d’une institution en constante expansion. Le bâtiment en lui-même occupe toujours une fonction importante, étant donné qu’il accueille la faculté de théologie et d’histoire de l’art. Par ailleurs, son terrain arrière est utilisé comme terrain de sport.

La chapelle est ouverte au grand public du lundi au vendredi entre 10h et 15h30. Vous pouvez également arpenter les charmantes rues pavées de la vieille ville, où se trouve le College.

Le château de Crathes

Époque : dynastie Stuart

Le magnifique domaine de Crathes, dans le Royal Deeside, fut offert à la famille des Burnett de Leys en 1323 par le roi Robert Bruce. La famille fit d’abord construire un crannog dans une zone marécageuse du domaine, à savoir une forteresse de bois bâtie sur un îlot artificiel. La construction du château de Crathes ne débuta qu’en 1553 et fut retardée en raison des troubles politiques qui marquèrent le règne de Marie Stuart. Il fut finalement achevé en 1596.

Le château est bâti selon le modèle traditionnel de la maison-tour, laquelle est ornée de tourelles et de tours secondaires. L’édifice a été conservé dans sa disposition d’origine et abrite une importante collection de portraits et de plafonds peints dans un style de Renaissance écossaise, qu’il est possible d’observer dans plusieurs pièces du château. Côté espaces verts, le château possède près de 215 hectares de bois et de champs, notamment des jardins à la française, un marais pittoresque et un ruisseau bordé de sentiers boisés.

Saviez-vous que des fouilles archéologiques menées aux abords du château ont mis au jour une série de trous, vieux d’environ 10 000 ans, qui constitueraient un exemplaire unique de calendrier lunaire mésolithique ?

Vous aimerez peut-être aussi le château de Balmoral près de Braemar, le château de Fyvie près de Turriff, et le château de Craigievar près d’Alford.

La Duff House de Banff

Époque : révoltes jacobites et révolution industrielle

La Duff House est une demeure de style baroque érigée en 1740 par William Duff, le 1er comte de Fife et vicomte Macduff, à l’époque des dernières révoltes jacobites, quelques années avant que la révolution industrielle ne connaisse son essor. La famille Duff se désolidarisa de la cause jacobite, et le comte bénéficia d’un statut de propriétaire terrien et d’homme politique ; il siégea d’ailleurs à la Chambre des communes (House of Commons), la chambre basse du parlement britannique.

Le projet de construction de cette demeure fut extrêmement coûteux, mais s’inscrivait dans une période où les seigneurs écossais abandonnaient progressivement leurs anciens châteaux en faveur de demeures plus spacieuses et confortables afin de maintenir leur statut social dans la Grande-Bretagne de l’ère georgienne. Duff se disputa avec son architecte William Adam pour des raisons financières, c’est pourquoi les ailes arrondies ouest et est (prévues dans le plan d’origine) ne virent jamais le jour. Néanmoins, ce manoir n’en demeure pas moins grandiose et spectaculaire.

La vision de William Adam a donné lieu à une maçonnerie élaborée, six escaliers et un grand salon. La demeure abrite également une importante collection d’œuvres d’art. Visitez cette demeure rénovée pour en apprendre davantage sur son histoire, et baladez-vous sur son domaine pittoresque agrémenté de larges allées et de fabriques de jardin.

Nous vous conseillons également de visiter la Haddo House près d’Ellon, et le Leith Hall près de Huntly.

Le village de Pennan

Époque : Highlands Clearances et révolution industrielle

Pennan est un charmant village de pêcheurs traditionnel comme on en trouve aux quatre coins de l’Écosse. Niché à l’ombre d’une falaise à pic, il possède une rangée de maisons bigarrées dont les pignons font face à la mer. Ce style traditionnel d’habitation offrait un abri contre les vents de la mer du Nord ainsi qu’une charmante jetée de port.

Les premières traces du village remontent au XVIIIe siècle, et les cottages classés datent du XIXe siècle. Un témoignage historique de 1855 raconte l’histoire de 129 hommes et garçons vivant à Pennan avec leur famille, aux commandes d’une flotte de 40 bateaux de pêche. Pendant les Highland Clearances (1780 – 1854), les Highlanders déplacés peuplèrent les communautés de pêcheurs comme Pennan lorsqu’ils furent contraints d’abandonner leurs fermes pour faire place à l’élevage intensif de moutons. À mesure que les bateaux s’agrandirent, le port cessa d’être utilisé quotidiennement. Cela dit, encore aujourd’hui, certains petits bateaux de pêche continuent de faire escale au port de pêche de Pennan.

Le « monument » le plus célèbre de Pennan est quelque peu inconventionnel : une cabine téléphonique rouge ! Le village servit de décor au film Local Hero de Bill Forsyth, et cette cabine téléphonique obtint le statut de « monument classé » (listed building) par la suite, grâce à son rôle au grand écran ! Dans le film, Mac (représentant d’une entreprise pétrolière) se sert de cette cabine téléphonique pour contacter le siège social de sa compagnie basée au Texas, et faisait tomber ses pièces dans la machine à chaque « bip ».

Tant que vous y serez, pourquoi ne pas dîner à la Pennan Inn (qui apparaît également dans le film) ?

Il est fortement conseillé de laisser sa voiture au parking situé au sommet de la falaise et de descendre au village à pied, étant donné que le village en lui-même dispose d’un nombre très limité de places de parking.

Nous vous conseillons également les autres villages de pêcheurs de la région, notamment Gardenstown, Boddam (près de Peterhead, où vous pourrez découvrir de rares bâtiments en granit rose), ou Footdee près du port d’Aberdeen.

Le pont de la Feugh à Banchory

Époque : révolution industrielle

Le Bridge of Feugh est un ancien pont romantique qui franchit la rivière baptisée Water of Feugh avant qu’elle ne se jette dans le fleuve Dee aux magnifiques chutes de la Feugh. Il fut construit en 1790 afin d’offrir un meilleur accès à la ville historique de Banchory depuis la rive sud du fleuve Dee.

Pendant la révolution industrielle à la fin du XVIIIe siècle, d’importantes sommes d’argent furent investies dans la construction d’infrastructures telles que les lignes de chemin de fer comme la Royal Deeside Railway. D’ailleurs, la ville voisine de Crathes abrite une locomotive à vapeur remontant au milieu du XIXe siècle.

La « maison de péage » (toll house) d’origine se dresse toujours à l’extrémité ouest du pont, bien qu’elle ait perdu ses fonctions douanières. Au début des années 1960, une passerelle pour piétons fut construite entre le pont et les chutes d’eau, afin d’offrir un point de vue imprenable sur la confluence de la Water of Feugh et de la Dee.

Les chutes de la Feugh sont un spectacle incontournable : il s’agit d’une cascade de 5 mètres qui se jette dans un bassin en contrebas. Elle constitue un obstacle de taille pour les saumons atlantiques en chemin vers leurs lieux de reproduction (appelés « frayères ») entre février et octobre, et le pont est l’endroit idéal pour les observer en pleine action !

Pour plus d’informations sur les ponts historiques de la région, jetez un œil à l’itinéraire des ponts historiques signé VisitAberdeenshire.

La bibliothèque Sir Duncan Rice d’Aberdeen

Époque : période contemporaine

La bibliothèque Sir Duncan Rice est un superbe exemple du renouveau architectural d’Aberdeen. Elle fut inaugurée le 24 septembre 2012 en présence de Sa Majesté la Reine Élisabeth. Elle se situe aux abords de la vieille ville, sur le campus de l’université.

Ce bâtiment fut conçu par le cabinet d’architectes danois Schmidt Hammer Lassen et représente la glace et la lumière caractéristiques du nord de l’Écosse. Ce concept assez saisissant visait à offrir « à la fois un lieu de rencontre et un centre culturel pour la communauté universitaire et les habitants d’Aberdeen. »

La bibliothèque est accessible au grand public, et vous pouvez profiter des grands espaces qu’elle renferme, ainsi que sa façade extérieure en verre, son hall central et son escalier asymétrique en colimaçon qui se dresse sur toute la hauteur de l’édifice.

Pour en savoir plus sur ce que vous réserve l’Aberdeenshire, découvrez les 12 perles rares d’Aberdeen ou apprenez-en davantage sur l’architecture en Écosse.

 

Comments

Politique de cookies

VisitScotland utilise des cookies pour améliorer votre expérience sur notre site. En utilisant notre site, vous acceptez notre politique d'utilisation de cookies. Pour plus d'informations, veuillez lire notre déclaration de confidentialité et de cookies.