Apprenez à connaître Richard...

Shetland regional hero

Depuis combien de temps travaillez-vous pour Shetland Photo Tours et pourquoi aimez-vous tant votre travail ?

Je suis fasciné par l’environnement qui nous entoure et dont nous faisons partie. Curieux de nature, j’adore me balader, suivre et observer le comportement des animaux sauvages. L’aube est l’un de mes moments préférés : c’est un moment où la plupart des gens dorment encore, mais au-dehors du confort des foyers, un tout autre monde se réveille. L’aube est vierge d’activité humaine et dominée par les sons du monde naturel. Une magnifique lumière se répand dans les campagnes, ce qui accentue le côté véritablement sauvage et isolant du moment. Chaque sensation, chaque odeur est magique, et c’est ce qui me plaît par-dessus tout dans la photographie : me retrouver dans ses endroits sauvages à observer la nature.
 
Le bord de mer est l’un de mes endroits préférés de par la diversité de ses habitats, de ses espèces sauvages et de ses paysages côtiers époustouflants. Pour moi, la mer incarne la force, l’agitation et la beauté du monde dans lequel nous vivons. L’étude de la biologie et de l’écologie marines m’a permis de comprendre le fonctionnement de cet environnement dynamique. D’un autre côté, ma passion pour la plongée sous-marine et la photographie m’ont donné l’occasion de découvrir et d’immortaliser la faune qui y a élu domicile.
 
J’ai étudié la biologie marine à la Faculté des sciences de l’océan de l’université de Bangor, au Pays de Galles. J’ai ensuite déménagé sur la côte ouest de l’Écosse et rejoint l’Association écossaise des sciences marines, où j’ai entrepris un doctorat en écologie marine. Cela dit, j’avais près de trente ans lorsque j’ai entamé mon parcours universitaire. J’étais obsédé par les habitats aquatiques et les poissons, c’est pourquoi je m’étais initialement inscrit au Brooksby College pour étudier l’aquaculture. Plus j’en apprenais sur l’écologie de ces habitats, plus ma soif de savoir grandissais. Ça a été une expérience très enrichissante pour moi, et j’ai appris énormément de choses sur les écosystèmes marins et d’eau douce. J’ai collaboré avec plusieurs scientifiques à la pointe du domaine, j’ai entrepris différents projets de recherche et publié plusieurs articles scientifiques. Pendant cette même période, je profitais de mon intérêt pour la photographie afin de documenter les espèces et les habitats que j’étudiais. Dans mon temps libre, je m’adonnais à la plongée sous-marine, à photographier la faune marine d’Écosse, à observer et photographier des loutres, et passer de nombreux weekends sur l’île de Mull.
 
Depuis mon plus jeune âge, je passais la plupart de mon temps en extérieur. Néanmoins, plus je m’impliquais dans mes recherches scientifiques, plus je passais de temps au bureau, assis devant mon écran d’ordinateur. L’ère du numérique était en plein essor, et le besoin de créativité, de pouvoir prendre des images numériques et contrôler chaque étape du processus de conception d’images, s’est emparé de moi. Le désir de partir à l’aventure en dehors du bureau grandit en moi, et je me suis retrouvé à passer de plus en plus de temps à explorer le monde naturel au travers de l’objectif de mon appareil photo. J’adorais ça, mais j’adorais aussi la science. Je crois en un monde fondé sur des preuves tangibles, dans lequel les décisions relatives à la gestion de l’environnement sont étayées par des données méticuleusement recueillies, et non pas fondées sur de l’ouï-dire. Ce dilemme prit une place grandissante en mon for intérieur, ce qui m’a contraint à faire un choix entre la science et la photographie. Et le plaisir que me procurait les projets de photographie sur le terrain l’a emporté.
 
Ces quinze dernières années ont été un magnifique voyage à la découverte de l’écologie et de moi-même. Je ne me rends même pas compte que j’ai une vie « professionnelle » ; j’aime tellement mon travail qu’il fait dorénavant partie intégrante de ma vie quotidienne. J’ai trouvé un équilibre entre science et photographie en explorant les écosystèmes de notre monde au travers de mon objectif. J’espère raconter les histoires des lieux, des environnements, de la faune et de la flore qui vit ici. Ce sera à vous d’en juger. Dans tous les cas, le jeu en vaut vraiment la chandelle. 

Dis-nous quelque chose que nous ne savions pas sur les Shetland, et pourquoi est-ce une destination de choix ?

Les îles Shetland offrent une expérience unique au Royaume-Uni en termes d’observation des animaux sauvages et de photographie. C’est le seul endroit au Royaume-Uni où il est possible de prendre en photo des loutres sur le rivage. L’archipel possède la plus grande densité de loutres en Europe, et l’on peut apercevoir groupe d’orques chasser des phoques. Il n’est pas rare d’apercevoir des bancs d’une centaine de dauphins à flancs blancs ou de dauphins-pilotes, et on peut apercevoir des baleines de Minke tous les jours. Le cap d’Hermaness sur l’île d’Unst, qui constitue l’extrémité nord de l’archipel, offre des vues spectaculaires, aussi bien ses paysages que ses milliers d’oiseaux nidificateurs. Un spectacle littéralement époustouflant.

Quel est l’endroit que vous préférez visiter en Écosse ?

Ma famille et moi adorons passer nos vacances en Écosse, et ces 10 dernières années, nous n’avons été nulle part ailleurs. J’ai un point faible pour les îles de la côte ouest de l’Écosse : Uist, Lewis & Harris, dans l’archipel des Hébrides extérieures. Partir en plongée sous-marine dans les fjords qui bordent la côte ouest, ou dans les îles Hébrides extérieures, jusqu’aux îles vierges de Rona et de Sula Sgeir. Nous passons généralement une semaine de vacances au Loch Carron en hiver, c’est un endroit unique pour la plongée ! Cet été, nous avions prévu d’emmener nos enfants dans le nord-ouest de l’Écosse, mais nous avons dû nous résigner à reporter ces vacances à l’été prochain. Du coup, nous passons nos vacances dans les îles Shetland cette année.

Parmi les expériences propres à l’Écosse, laquelle est votre préférée ?

Ce que j’aime par-dessus tout, c’est photographier la faune sauvage du bord de mer, terrestre ou sous-marine. Plonger dans des lochs de mer est une expérience unique, aussi bien pour la faune sous-marine que pour l’activité en elle-même. Le décor montagneux est tout simplement époustouflant, tout comme les paysages sous-marins qui débordent de vie sauvage. Nous publions également des alertes sur les réseaux sociaux lorsque les orques sont en mouvement. L’excitation de suivre ces incroyables mammifères marins et de les observer en pleine séance de chasse est une expérience vraiment unique en Écosse. Partout en Europe, des sociétés de production sont en train de concevoir des programmes consacrés à l’étude des orques d’Écosse.