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Le Blog

Visitez virtuellement les sites historiques de l’Écosse

L’Écosse est une terre ancestrale reconnue pour son histoire aussi riche que fascinante. Cela dit, saviez-vous que notre histoire remonte à très, très longtemps ? Certains de nos sites archéologiques encore visibles aujourd’hui sont plus anciens que la grande pyramide égyptienne de Gizeh et que le célèbre Stonehenge en Angleterre.

Bien qu’il vous soit pour l’instant impossible de visiter les centaines de sites historiques d’Écosse, les merveilles de la technologie vous permettent de les visiter virtuellement, depuis chez vous. Certains liens vous permettront de visualiser les sites archéologiques en 3D, afin d’en apprendre plus tout en obtenant un aperçu de leur aspect d’origine. 

Quand la situation le permettra, nous espérons que vous prendrez le temps de visiter ces lieux magiques. D’ici là, prenez soin de vous, détendez-vous, savourez un fond de whisky, et profitez d’un avant-goût de l’Écosse grâce à ces visites virtuelles des merveilles historiques de notre pays. 

Le Néolithique, l’Âge du bronze et l’Âge du fer 

L’Histoire de l’Écosse remonte à plusieurs millénaires, et ses premières traces humaines sont particulièrement visibles dans les trois grands archipels du pays, à savoir les Orcades et les Shetland au nord, et les Hébrides extérieures à l’ouest. Certaines des ruines et autres structures présentes sur ces îles sont vieilles de plus de 5000 ans et comptent parmi les plus anciennes d’Europe. 

On aurait tendance à croire que les premiers habitants de ces îles étaient aussi peu sophistiqués que civilisés. Pourtant, les fouilles archéologiques révèlent aujourd’hui encore une image étonnante de l’ingéniosité et de l’intelligence de ces populations insulaires. Une grande partie de leurs structures témoignent de cette extraordinaire faculté d’adaptation, et certaines sont demeurées pratiquement intactes jusqu’à ce jour. 

Mousa Broch, Shetland Islands

Le broch de l’île de Mousa, dans l’archipel des Shetland © Historic Environment Scotland 

Les colonies de pétrels tempêtes sont les envahisseurs modernes du broch de Mousa, situé sur l’île éponyme au sud de l’archipel des Shetland. Vieux de deux millénaires, il apparaît à plusieurs reprises dans plusieurs sagas islandaises médiévales (notamment la Saga d’Egill fils de Grímr le Chauve et la Saga des Orcadiens), dont certaines se déroulent en partie dans les îles écossaises. Cette forteresse robuste protégeait ses occupants des éléments naturels et des éventuels envahisseurs. Parmi les plus de 500 brochs construits aux quatre coins de l’Écosse, le broch de Mousa est le plus haut de ceux qui ont survécu à l’épreuve du temps.

Jarlshof settlement, Sumburgh, Shetland Islands

Le site de Jarlshof à Sumburgh (Shetland) 

Restons dans les Shetland mais quittons la petite île de Mousa pour nous rendre sur Mainland, la principale île de l’archipel. À l’extrémité sud de l’île se trouve le hameau de Sumburgh qui, en plus d’accueillir le principal aéroport des Shetland, renferme un site exceptionnel à plusieurs égards : Jarlshof. Il s’agit de l’un des sites archéologiques les mieux préservés du Royaume-Uni. Il fut érigé il y a plus de 4000 ans, à l’Âge du bronze, et fut habité sans interruption tout au long de l’Âge du fer, pendant la conquête norroise, pendant l’intégralité du Moyen-Âge, jusqu’au XVIIe siècle.

Le saviez-vous ? Jarlshof est un terme tout droit venu du vieux norrois, qui signifie « la cour (hof) du jarl », un titre hiérarchique apparenté à celui de comte, qui a donné le terme anglais earl.

Viking graffiti in Maes Howe Chambered Cairn, Mainland, Orkney

Des graffiti vikings sur les parois de la chambre funéraire de Maes Howe sur Mainland, l’île principale des Orcades © Historic Environment Scotland 

Nous poursuivons notre route vers le sud et rejoignons l’archipel des Orcades. À l’instar des Shetland, l’influence du Néolithique et des colons scandinaves est encore bien visible aujourd’hui. En plus de Skara Brae, de Maes Howe et du cercle de Brodgar (inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO), les îles Orcades renferment une collection inégalée de bâtiments magnifiquement conservés, pleins de mystère et de légendes.

Midhowe Chambered Cairn, Rousay, Orkney Islands

Chambre funéraire de Midhowe, sur l’île de Rousay (Orcades) © Historic Environment Scotland 

Sur l’île de Rousay, au nord de Mainland, se trouve la chambre funéraire de Midhowe, qui remonterait à 3500 avant J.-C. Longue de 23 mètres, elle constitue le plus grand cairn funéraire des Orcades. L’archipel compte un nombre important de cairns de ce type, dont 15 se trouvent sur la seule île de Rousay ! Une communauté importante a manifestement vécu et prospéré aux alentours du broch de Midhowe, l’un des neuf brochs qui parsèment les rives du détroit d’Eynhallow (Eynhallow Sound), et constituent probablement la dernière demeure des chefs de cette communauté.

Le saviez-vous ? Le terme ou suffixe -howe provient du vieux norrois haugr signifiant « butte, monticule » ; un héritage linguistique de ce passé scandinave encore bien visible !

Wideford Hill Chambered Cairn, Kirkwall, Orkney

La chambre funéraire de Wideford Hill, à Kirkwall (Orcades) © Historic Environment Scotland 

À proximité de Kirkwall, le chef-lieu des Orcades, se trouve la chambre funéraire de Wideford Hill. Taillée à même la roche, dans le versant nord-ouest de la colline d’après laquelle il fut baptisé, ce cairn est daté à plus de 3000 ans avant J.-C. il est possible de rejoindre le site à pied depuis Kirkwall. Par temps dégagé, cet itinéraire de randonnée offre des vues imprenables sur les îles voisines.

Unstan Chambered Cairn, Mainland, Orkney

La chambre funéraire d’Unstan, sur l’île de Mainland (Orcades) © Historic Environment Scotland 

À l’est, par-delà le Loch de Stenness, vers les superbes sites néolithiques que sont le cercle de Brodgar, les menhirs de Stenness et le Ness of Brodgar, la chambre funéraire d’Unstan offre des vues imprenables sur les paysages alentours, marqués d’histoire ancienne. Parmi les archéologues, ce site est particulièrement reconnu comme lieu d’origine de la « céramique d’Unstan » (Unstan ware), des poteries aux motifs élégants qui furent retrouvées dans certaines des chambres funéraires réparties dans l’archipel des Orcades.

Dun Carloway Broch, Isle of Lewis, Outer Hebrides

Le broch de Dun Carloway, sur l’île de Lewis (Hébrides extérieures) © Historic Environment Scotland 

Notre odyssée virtuelle nous emmène maintenant dans les Hébrides extérieures, au large de la côte ouest de l’Écosse. C’est sur la côte ouest de Lewis, la principale île de l’archipel, que nous partons explorer le broch de Dun Carloway. À l’instar des spécimens que l’on peut trouver dans les Orcades et les Shetland, c’est un broch extraordinairement bien conservé, dont la tour se dresse fièrement au cœur d’un décor époustouflant.

The Poltalloch Stones, Kilmartin Churchyard, Argyll & The Isles

Les pierres de Poltalloch situées dans le cimetière de l’église de Kilmartin (Argyll & les îles) © Historic Environment Scotland 

Bien évidemment, les îles d’Écosse n’ont pas le monopole des sites préhistoriques du pays. La vallée de Kilmartin, dans l’Argyll, abrite plus de 350 sites d’intérêt historique, des menhirs aux anciennes sculptures en passant par les pierres à cupules, sans oublier la fameuse colline fortifiée de Dunadd, qui était autrefois le lieu de couronnement des premiers rois d’Écosse.

Les Romains en Écosse 

La conquête romaine de l’Écosse remonte aux alentours de 70 après J.-C., mais se heurta à la résistance de tumultueux Calédoniens. En 142, l’empereur romain Antonin dit « le Pieux » (Titus Aelius Aurelius Caesar Antoninus) fit ériger le célèbre mur d’Antonin, qui vint renforcer la frontière septentrionale de l’Empire romain, délimité par le célèbre mur qu’avait fait construire Hadrien, son père adoptif. En 2008, ce site fut inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Le mur d’Antonin s’étendait de l’estuaire de la Clyde (à l’ouest) à celui de la Forth (à l’est), mesurait 3 mètres de hauteur, était principalement constitué de gazon surmonté de structures en rondins doublées d’une profonde tranchée. Les 57 km du mur étaient entrecoupés de 16 forts qui accueillaient des garnisons militaires, pour un total de près de 7000 légionnaires stationnés en tout temps. 

A reconstruction of Bar Hill Fort, part of the Antonine Wall, Twechar, East Dunbartonshire

Reconstruction du fort de Bar Hill (East Dunbartonshire)l’un des 16 forts du mur d’Antonin © Historic Environment Scotland 

Situées près du village de Twechar, les ruines du fort de Bar Hill se dressent sur une colline surplombant stratégiquement les environs. C’est l’un des forts les mieux préservés du mur d’Antonin, bien qu’il n’ait étonnamment pas été construit dans l’alignement direct du mur. Les fondations, les quartiers généraux et la salle balnéaire du fort sont encore clairement visibles, si vous envisagez de le visiter (quand la situation le permettra).

Le Moyen-Âge et la Renaissance 

L’époque médiévale fut une période particulièrement troublée pour l’Écosse : une époque dominée par la rivalité des clans et de leur noblesse. Les châteaux offraient aux seigneurs (lairds) et à leurs proches une protection contre leurs voisins belliqueux, c’est pourquoi le Moyen-Âge vit apparaître une myriade de châteaux aux quatre coins du pays. 

Braemar Castle, Royal Deeside, Aberdeenshire

Le château de Braemar, dans le Royal Deeside (Aberdeenshire) 

Construit à la fin du Moyen-Âge en tant que base de chasse et symbole de pouvoir par le puissant 2e comte de Mar, le château de Braemar dans le Royal Deeside est un lieu central des rébellions jacobites. La Reine Victoria, qui était tombée amoureuse de cette région d’Écosse, a également visité ce château. À l’heure actuelle, le château est en cours de restauration et est géré par la communauté locale en tant qu’attraction touristique populaire. Pourquoi ne pas y faire un tour quand l’Écosse pourra à nouveau accueillir des visiteurs ?

Blair Castle, Blair Atholl, Perthshire

Le château de Blair à Blair Atholl (Perthshire) 

Le château de Blair a subi de nombreux changements au fil des siècles. Il s’agit de l’ancien siège des légendaires ducs d’Atholl et fut fondé par John 1er Comyn, seigneur de Badenoch. La partie la plus ancienne du château, la « tour de Comyn », remonte à 1269. C’est à partir de cette tour que fut étendu le château entre les XIIIe et XIXe siècles. Parmi les célèbres visiteurs du château figurent Marie Stuart et la Reine Victoria. Le château fut conquis par Robert Bruce, puis assiégé par les forces d’Oliver Cromwell, et joua ensuite un rôle de premier plan dans les rébellions jacobites.

Stirling Castle

Le château de Stirling 

Édifice d’importance royale et stratégique, le château de Stirling a fait office de palais royal et de forteresse imprenable. Il offre une vue panoramique de la région, flanqué sur trois côtés au sommet de falaises surplombant la ville (elle-même riche en histoire) et le bassin fertile de la Forth. Le château a joué un rôle décisif dans les guerres d’indépendance de l’Écosse, et certaines sections du château remontent au XIVe siècle. D’autres bâtiments y furent ensuite annexés, jusqu’au XVIIIe siècle.

The Palace of Holyroodhouse and Holyrood Park with Edinburgh beyond

Le palais de Holyroodhouse et le parc de Holyrood, avec Édimbourg en arrière-plan. 

À l’origine un monastère augustinien fondé par le roi David Ier en 1128, le palais de Holyroodhouse est la résidence officielle de Sa Majesté la Reine en Écosse. Le palais fut à l’origine construit en tant qu’abbaye, et a joué un rôle symbolique tout au long de l’histoire d’Écosse. C’est là que le roi Robert Bruce tint deux parlements ; que les membres de la famille royale ont été couronnés, mariés et enterrés ; que Marie Stuart s’est mariée par deux fois et où son secrétaire, David Rizzio, fut assassiné sous ses yeux. La plupart des bâtiments composant le palais actuel furent construits aux XVIe et XVIIe siècles.

A 3D visualization of Edinburgh Castle

Aperçu en 3D du château d’Édimbourg © Historic Environment Scotland 

Le château d’Édimbourg est l’un des monuments les plus populaires au monde. Surplombant le cœur de la capitale écossaise, il a servi de résidence royale, de forteresse, de prison et de garnison militaire. Aujourd’hui, c’est l’une des attractions phares d’Écosse. Ce château a joué un rôle majeur dans l’histoire écossaise et a « l’honneur » d’avoir été le lieu le plus assiégé du Royaume-Uni. Lieu de naissance de James VI d’Écosse (James Ier d’Angleterre), il a été mêlé aux guerres napoléoniennes ainsi qu’aux deux Guerres mondiales. Aujourd’hui encore, le château d’Édimbourg est utilisé comme garnison militaire. Bien qu’il soit actuellement fermé aux visiteurs, une toute nouvelle réplique en 3D mis au point par Historic Environment Scotland vous permet d’apprécier ses dimensions et sa majesté.

Smailholm Tower by Kelso, Scottish Borders

La tour de Smailholm, près de Kelso (Scottish Borders) © Historic Environment Scotland 

Autrefois, les conflits le long de la frontière anglo-écossaise étaient monnaie courante. Il pouvait tout aussi bien s’agit de conflits armés que de vols de bétail et de chevaux. Ces conflits entraînèrent la construction de Peel towers, des maisons-tours de guet qui avaient pour objectif de garder la frontière contre les éventuels envahisseurs et autres bandits de grand chemin. Flanquées de murs d’une épaisseur supérieure à 2,5 mètres, la tour de Smailholm est l’une de ces Peel towers. Érigée au XVe siècle, la position stratégique de cette tour, au sommet de Lady Hill, offre des vues (littéralement) imprenables sur les Scottish Borders et la région anglaise du Northumberland. Cela permettait à ses occupants de voir s’approcher les éventuels dangers bien à l’avance !

Caerlaverock Castle, Dumfries & Galloway

Le château de Caerlaverock (Dumfries & Galloway) © Historic Environment Scotland 

Le château de Caerlaverock, situé dans la région frontalière du Dumfries & Galloway, est l’un des châteaux les plus uniques d’Écosse, voire du Royaume-Uni. De forme triangulaire, si caractéristique, ses coins occidental (presque intact) et oriental (en ruines) étaient surmontés de tours de garde. Le château dispose également d’une imposante porterie flanquée de deux tours et de profondes douves. Le château a résisté à plusieurs assauts, et devait probablement avoir l’air d’une forteresse imprenable aux yeux de ses assaillants.

L’histoire moderne 

Andrew Carnegie Birthplace Museum, Dunfermline, Kingdom of Fife

L’Andrew Carnegie Birthplace Museum de Dunfermline (Fife) 

Notre dernière étape de cette visite guidée virtuelle est l’Andrew Carnegie Birthplace Museum de Dunfermline. Ce musée met à l’honneur l’un des plus célèbres industriels et philanthropes écossais, qui vit le jour dans cette ville historique du royaume du Fife. Découvrez l’enfance d’Andrew Carnegie dans le Fife du XIXe siècle, la création de sa première entreprise dans la ville sidérurgique de Pittsburgh (États-Unis), sa carrière de pionnier de l’industrie sidérurgique américaine, et son ascension au titre d’homme le plus riche du monde.

Les sites que nous avons survolés offrent un bref aperçu de l’histoire captivante de notre pays. Apprenez-en davantage en consultant nos pages consacrées à l’histoire, ou le site Web de Historic Environment Scotland et du National Trust for Scotland.

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