Quelles sont les origines du Burns Supper ?
Le premier Burns Supper s’est tenu en juillet 1801, lorsque neuf amis proches de Robert Burns lui-même se sont réunis pour marquer le cinquième anniversaire de la mort de leur ami. Cette soirée, qui s’est déroulée au cottage d’enfance de Burns Cottage à Alloway dans l’Ayrshire, comprenait un savoureux repas (du haggis, bien sûr !), des récitations d’œuvres de Burns ainsi qu’un discours en l’honneur du grand barde national écossais (ce discours est aujourd’hui baptisé l’Immortal Memory). Le succès de la soirée a été tel qu’il fut décidé de l’organiser à nouveau (cette fois en l’honneur de l’anniversaire de « Rabbie » Burns), inaugurant ainsi la tradition que nous perpétuons encore de nos jours.
Tout le monde déguste un copieux repas de Burns Night, qui comprend du haggis accompagné de sa purée de rutabagas et de pommes de terre (neeps & tatties), le tout arrosé de whisky. S’ensuit une récitation de poèmes et de chansons de Burns, et des hommages sont rendus au Grand Barde.
Chaque Burns Supper est unique en son genre. Cela dit, l’ordre de passage est généralement le suivant :
- Pour commencer : tout le monde se rassemble, l’hôte prononce quelques mots, tout le monde s’assoit et les « grâces de Selkirk » sont prononcées.
- Le repas : l’entrée est servie, le haggis est annoncé au son d’une cornemuse, l’hôte interprète le célèbre poème de Burns Night « Ode au haggis » (Address to a Haggis), tout le monde porte un toast au haggis et le repas principal est servi, suivi du dessert.
- Après le repas : le premier récital de Burns est donné après le repas de Burns Night, la « Mémoire immortelle » (le principal discours d’hommage à Burns) est prononcée, le deuxième récital de Burns est donné, suivi d’un « Toast aux Lassies », suivi d’une « Réponse au Toast aux Lassies », avant que le dernier récital de Burns ne soit donné.
- Pour terminer la soirée : l’hôte remercie les convives, tout le monde se lève et entonne l’Auld Lang Syne, en croisant les bras et en joignant les mains à la phrase And there's a hand, my trusty fere (« Prends donc ma main, fidèle compagnon »).